Vendredi 4 juillet 2008
Aujourd’hui, comme
prévu et annoncé un peu plus bas, j’étais à Japan Expo pour, tout d’abord, faire la connaissance d’Ed Tourriol, le très sympathique boss des studios Makma avec qui je travaille sur Aka, et ensuite
participer à une conférence sur le thème de “70 ans de super héros”. Bilan, c’était vraiment cool.Cool d’abord parce que ce salon, c’est quand même quelque chose d’énorme. Un monde incroyable, coloré, où des Pikatchu côtoient des adolescents avec des sabres gigantesques et où des clones de Naruto font du rentre dedans à des kawai girls plus sexy les unes que les autres (il faut bien l’avouer, l’univers manga est bien plus sexuel que celui des comics...), le tout dans une débauche de costumes magnifique et d’esprit à la fois geek et bon enfant. J’avais vraiment l’impression d’être dans un autre monde et je m’y sentais bien (les kawai girls y sont peut être pour quelque chose...)
Cool également parce que je connais maintenant Ed et sa bande (dont certains que je lis depuis TRES longtemps) et là encore je suis super content de cette rencontre. Les auteurs de BD ne se prennent pas la tête. le contact est direct, franc, on a bien rigolé et le petit alcool servi au carré VIP passe vraiment bien avec le coca ! En tout cas ça donne vraiment envie de faire de belles choses avec ces gens là et dans ce milieu (et ce malgré leurs déboires qui ressemblent finalement pas mal aux miens...).
Cool enfin pour cette conférence très agréable. La faute à des japonais trop longs et fan de bingo, nous n’avions que 45 minutes pour parler de 70 ans de comics mais c’était bien quand même. Je suis moins fan de l’âge d’or et d’argent que des choses un peu plus récentes donc je n’ai pour ma part abordé que les années 90 et l’explosion d’Image et de l’impact que cela avait eu pour moi. Je dois probablement être l’un des rares scénaristes à dire autant de bien de cette période où c’est justement les dessinateurs qui étaient au pouvoir, mais ce n’est pas grave, j’assume. Et comme je n’ai peur ni du public, ni du micro, j’ai aimé ce moment (merci Ed une nouvelle fois).
Jolie parenthèse, jolie journée. Et maintenant c’est le week-end.
par Cedric Perrin
publié dans :
Aka
communauté :
Les scénaristes blogueurs
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Ouais, bon, alors que
C’est non sans une
petite pointe de fierté que je vous annonce que je serai le Président du Festival de court métrage du
Je me souviens qu’il y a un peu plus d’un an, alors que nous étions en train de travailler sur le pilote de P16, nous avions de l’avance sur Marathon et “Pas de secrets entre nous” (qui
d’ailleurs s’appelait à l’époque “A nous Paris”). Il y avait, à l’époque, une vraie volonté chez nous de faire mieux et plus vite que le concurrent. C’était l’époque où on parlait d’épisode de 40
minutes et d’une diffusion à 18h. A vrai dire on ne savait pas si les deux séries allaient être signées par la chaîne. En tout cas, tout cela était assez motivant. Depuis, bien de choses se sont
passées, relatées ici et dans mes anciens blog. Et marathon est passé devant...
Depuis hier, je
me remets doucement au travail. Lise a fait ce qu’il fallait pour me remonter le moral. D’une part elle va enquêter pour savoir ce qui s’est vraiment passé dans la maintenant fameuse affaire LVDN
et d’autre part cette aventure nous a permis de faire le point ensemble sur ce que nous avions envie d’écrire, et ce qu’on souhaite maintenant éviter. Doit on y voir un signe, les envies de chaînes
semblent maintenant en corrélation avec mes goûts. On semble enfin arriver au feuilletonnant, aux héros aux multiples facettes et à la réelle évolution. On est seulement au début de ce processus
mais c’est dans l’absolu un environnement dans lequel je me sens beaucoup plus à l’aise. Beaucoup plus que pour les polars, par exemple...
Parce que, sans
doute, il n’y a pas que TF1 dans la vie (devant les autres), je serai vendredi prochain au salon
Plus envie. Notre péripétie d’hier m’a fait plus
de mal que bien d’autres avant. Se faire éjecter d’une série parce qu’on est pas bon ou parce que notre style ne convient pas n’est pas facile, mais c’est logique. Se faire refuser l’entrée parce
qu’on est pas sur la liste des invités, c’est autre chose. Ca me ramène quelques années en arrière, qu’on on ne nous faisait pas confiance parce que nous n’avions rien écrit. Dans ce milieu, il y a
donc plus d’étapes que je pensais. Apprenti scénariste, puis scénariste de télévision, puis scénariste pour TF1. Ca doit être l’apothéose, le nirvana.
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