C’est un peu le paradoxe de l’auteur qui travaille beaucoup. Il gagne assez d’argent pour pouvoir s’offrir de beaux jouets, mais vu le travail qu’il a à a faire, il n’a pas le temps de les utiliser. Hier soir, à la L.A. party, un ami producteur me disait qu’il en était de même pour lui. Sauf que c’est un projecteur HD qu’il a dans son salon, lui. Mais c’est normal, c’est un producteur.
Ce n’est pas une surprise, j’ai mal aux cheveux, ce matin. Comme d’habitude chez Lise, on boit beaucoup, on mange peu et je fais mon intéressant. Cette fois, pourtant, il y avait un peu moins de monde (j’ai personnellement regretté l’absence de Manon et de Koko) et l’ambiance était peut être un peu moins folle. la faute, probablement, à une période un peu étrange concernant la fiction. Quelqu’un a d’ailleurs du dire (André Beraud ?) qu’il avait envie de rire, puisque tous les producteurs que nous avons croisé nous ont demandé si on avait dans nos tiroirs des projets de comédie. Bon, pas de chance me concernant, ce n’est pas spécialement ce que j’ai envie d’écrire en ce moment mais c’est pas grave. On s’arrangera. La soirée fut bonne malgré tout. Alors certes on voit toujours les mêmes (Dulle, Max, la P16 team, la Brigade GDM) mais on rigole bien. Et les nouvelles (concernant GDM, et même nos futurs aventures avec MakingProd) étaient même très encourageantes.
Un peu plus tôt dans la journée, on rigolait un peu moins. Nous avons eu une réunion de plus de 3 heures au sujet de notre épisode de AI. On part en V3 de séquencier avant de nous lancer dans le dialogué. Nous n’avons pas, en l’état actuel des choses, encore assez raconté notre enquête du point de vue des enquêteurs. C’est toute la difficulté des séries policières, ça. Au départ, on te demande de ne pas penser aux flics et uniquement à l’histoire que tu racontes (celle des victimes, des disparus, des témoins etc...) et puis d’un seul coup, tout se renverse et le récit doit être “vu” par les yeux des enquêteurs. L’angle n’est pas le même et ce virage n’est pas toujours facile à négocier (en tout cas pur des auteurs qui ont peu d’expérience dans le domaine). J’ai toutefois très envie de m’y remettre. Parce que j’aime cette histoire, et parce que je comprends l’exigence d’une productrice avec qui les rapports sont toujours au beau fixe. Et aussi parce qu’il faut bien que je paye mes 132 centimètres... ;)
Bref, avec tout ça, c’est kan ke je m’amuse...?