Bon c’est vrai, ça fait plusieurs semaines que je fais mon malin sur ces pages, en parlant avec fierté de la tonne de travail que j’ai, de cette situation dont j’ai toujours rêvée et des avantage que j’en tire. Et si ça n’enlève rien à mes propos, je dois bien ajouter aujourd’hui que je marque un peu le pas. Je le disais, l’importance du travail augmente au moment au les délais diminuent. Le mois dernier, on s’arrangeait plutôt bien de devoir rendre des synopsis ou des séquenciers sur 3 séries en simultanée. Mais maintenant qu’on est dans la phase Continuité Dialoguée, ou on mélange parfois les notre en tant qu’auteur et celle que nous devons relire, analyser voire ré-écrire en tant de DDC, on sent un peu les limites physique de l’effort. Pour le moment, nous arrivons à ne pas avoir de retard, même si pour GDM la limite est mince. Le coup de boost que nous avons depuis la réunion d’hier sur AI (avec un prochain rdv avec la prod le 8 mai à 10h00, vous vous rendez compte...?) est à la fois très motivant mais me conduit à constater que je commence à marquer le pas. Je dors assez peu (tant de choses à faire et si peu de temps) et pas toujours très bien (dire que le stress n’est plus là serait mentir). Il n’y a pas une journée sans que je doive me pencher sur toutes ces histoires et, loin de moi l’envie de me plaindre (j’ai ouvert puis fermé 3 blogs avant celui-ci pour crier à la face du monde à quel point je voulais en être à “aujourd’hui”), j’avoue que là, j’envisage un peu l’idée de (petites) vacances...
Ou du moins de repos.
JC, dans son blog, se demandait contre quoi nous faisions cette course. Il y a des tas de réponses à cette question. Je crois que la plus grande est “contre nous même” dans le sens où nous n’accepterions pas de ne pas assumer une situation que nous avons fantasmée depuis si longtemps. On le sait, parce qu’on le vit encore aujourd’hui, tout cela est encore terriblement précaire. Et ça le sera toujours. L’envie nous fait avancer, nous fait travailler chaque jour et nous force à être meilleurs. Mais il faut bien l’avouer, la peur aussi.
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